Frédéric Michel Langlet

Medeya Lemdiya : Vivez-vous de la vie d’artiste à part entière ou avez-vous une autre vie à côté ?

Frédéric-Michel Langlet : Je vis effectivement de la vie d’artiste au travers de très nombreux projets très divers mais qui restent très souvent proches de la création et qui, j’espère, continueront de me surprendre ! Mais j’ai cependant une « autre vie » que j’ai mise en place il y a maintenant plus d’un an et demi qui me permet de travailler la musique afin d’enrichir mes créations visuelles. Mais je crois que la musique finalement fait partie intégrante de la «  vie d’artiste » n’est-ce pas ?

 

ML : Comment avez-vous attrapé le virus de la peinture ? Y-a-t-il eu un déclic, un déclencheur ? Si oui, lequel ? A quelle période de votre vie ?

FML : Je ne pense pas avoir attrapé le virus de la peinture, et je ne me souviens pas exactement du jour où cette obsession créative m’a possédé. Je pense que c’est un chemin de vie qui m’a construit tout au long de mon enfance, je m’explique : A l’école, je n’étais pas quelqu’un de particulièrement « concentré » (rires). J’ai surtout passé mon temps à rêver, imaginer et observer. C’est pourquoi mes parents m’ont encouragé à exercer diverses activités créatives assez tôt. J’ai commencé alors par la poterie, qui m’a permis d’exercer le travail du volume, Découvrir mes capacités manuelles. Ensuite, J’ai eu l’occasion de faire quelques cours de dessins par ci par là mais ça n’a jamais été très régulier, enfin, je n’en ai pas le souvenir en tous cas ! La sculpture, le miniaturisme et les maquettes ont par ailleurs été une étape radicalement importante dans ma formation : J’en ai fait pendant presque 8 ans jusqu’à ce que je rentre dans mon école d’art que je décrirai après.  Jeune, obnubilé par les détails, les maquettes ont été un excellent compromis entre création et volonté de perfection, d’où un si long épanouissement. Mais je crois en fait, que le véritable déclic, je l’ai eu lorsqu’en 3ème, mes résultats scolaires étaient assez pathétiques, sauf en art plastique où c’était la seule matière où je ressentais un vif intérêt qui m’enrichissait émotionnellement et intellectuellement. Les autres cours m’ennuyaient et mon imagination m’a toujours porté préjudice quant à ma concentration en classe. Alors oui je crois vraiment que c’est à partir de là que j’ai changé de direction dans ma vie, aux alentours de 15 - 16 ans.

 

ML : Depuis combien de temps ?

FML : Cela fait donc maintenant 9 ans que je suis dans le «milieu »  artistique, j’entends par là que le début de ces 9 ans a commencé dans mon école d’art. Mais je pense que l’âme du rêveur a toujours été présente, fuyant les soucis par l’imagination. Je me souviens enfant j’imaginais et remettais en question tout ce que je voyais, tout était possible créativement parlant ! (rires) Alors que maintenant, je pense que la création est un moyen d’affronter et de remédier aux vicissitudes de la vie, c’est une sorte de refuge pour moi dans notre société.

ML: Quelle est votre formation ? Avez-vous appris à peindre ? Etes-vous autodidacte ?

FML : Durant d’interminables nuits, j’ai bidouillé plein de petits projets qui m’ont sensibilisé à l’art. En 2005-2006 j’ai commencé ma première collection d’art abstrait, qui m’a formé au sujet des couleurs. Et lorsque j’ai découvert le graffiti j’ai commencé à éprouver le besoin d’exercer mon art et d’en vivre. Cette période Street art m’a clairement ouvert l’esprit sur moi-même et ce qui nous entourent ! Quand à ma « formation artistique » à proprement parlé, je dirais ma formation professionnelle, je l’ai commencée en arrivant à l’institut SAINT LUC DE TOURNAI en 2006 après avoir été recalé de 2 écoles en France car ces écoles d’arts demandaient d’être bon en physique, en maths et en français pour suivre une formation artistique, ce qui n’était pas mon cas (rires). Et ma formation secondaire en section VOLUME (études des formes, plans, conception d’objet etc … ) m’a fait découvrir le monde de l’art, un monde vraiment à part ! Voilà le parcours qui fait ce que je suis maintenant.

Sans parler de ma formation de DESIGNER D’OBJET. Elle m’a été extrêmement complémentaire jusqu’à me servir dans la vie de tous les jours pour solutionner les problèmes. Finalement, le design, ou plutôt la méthode de création d’un objet, lorsqu’on pense à son ergonomie, son efficacité, son impact, sa simplicité. Et bien on peut facilement utiliser les mêmes méthodes pour résoudre des problèmes personnels. Je crois donc que mes études supérieures m’ont permis d’apprendre qui j’étais vraiment, et ce que je voulais de moi-même. Vers où je souhaitais diriger ma vie.

 

ML : Avez-vous des activités autres que celle d’artiste peintre qui gravitent autour de la peinture (cours, ateliers, décoration, association…) ?

FML : Obligatoirement ! Je pense qu’il est impératif de pratiquer un maximum d’activités artistiques, c’est pourquoi je pratique l’écriture depuis maintenant plusieurs années. Et que j’ai réussi à commencer la musique il y a maintenant plus d’un an et demi. J’éprouve d’ailleurs un ressenti absolument différent de celui de la peinture dans chacune de ces 2 activités. J’ai commencé à écrire pour dire à un ami des choses que je ne pouvais pas dire oralement à cause des sujets qu’il fallait abordés pour finalement continuer à écrire par plaisir. Et j’ai commencé la musique, car j’en éprouvais le besoin depuis que j’avais arrêté le piano, c’est-à-dire plus de 10 ans de cure ! Vous imaginez le manque ! ( rires )

 

ML : Quel a été votre parcours artistique jusqu’à ce jour (Expos, galeries…) ?

FML : J’étais actuellement en exposition permanente à « L’atelier » à LAMORLAYE depuis plus de 4 ans ainsi que dans une entreprise à L’ISLE ADAM où l’on peut découvrir mes œuvres anciennes et actuelles, car j’y change régulièrement mes œuvres. Une collection de 15 portraits va prochainement être affichée au VEGAS PUB à L’ISLE ADAM. Je suis actuellement en train de mettre en place des expositions car je viens de terminer mes études de DESIGNER  en juin 2013. Et j’étais principalement occupé par mes 2 entreprises, l’une de fresques et l’autre de vente en ligne. Mais l’année 2014 est une année qui va s’avérer pleine de surprises car j’ai mis en place de très nombreuses démarches,  Etant donné que ma collection de portraits touche à sa fin !

ML : Comment définiriez-vous votre travail artistique, votre style ?

FML : Cela peut paraitre étrange, mais je dirais justement que la définition de mon style c’est justement de tout faire pour offrir une grande variété d’œuvres, avec des écritures différentes, nouvelles. Je trouve le style terriblement restrictif car un concept graphique, au bout de quelques toiles, devient très vite ennuyeux et anti-créatif car on s’enferme dans des barrières créatives. Je comprends le confort d’avoir un style, celui d’avoir créé ses propres limites dans l’art, c’est réconfortant, moins inquiétant pour créer et plus facile, mais pourquoi se limiter à une méthode d’expression alors qu’il existe des milliers de matériaux divers et variés, de supports, d’outils, d’encres et de peintures différentes …

Cependant, si l’on parle ici de méthodologie ou de manière de créer, je dirais que j’ai tendance à mélanger toutes sortes de matière première, c’est récurrent. Je me force à varier ce que j’utilise pour trouver de nouvelles associations de couleurs, de textures, de formes. Par exemple l’encre n’a pas les mêmes contraintes que l’acétone, ou l’acide ou encore les bombes aérosols. Autre évidence, c’est que je représente très souvent des visages, de surcroit de femmes. Cela me passionne vraiment car je suis encore très loin d’un aboutissement  en ce qui concerne l’expression picturale d’une émotion. Je pense que c’est impossible d’atteindre une perfection dans ce domaine. Mais rien n’est sûr au sujet de mes prochaines collections qu’elles représenteront des visages. C’est même presque sûr que je changerais de voie créative.

 

ML : Pourquoi ce choix de sujet ?  de  technique ?  de style ?

FML : Au niveau du sujet, j’adore les visages de femmes car les femmes portent la vie, il peut y avoir des traces, de l’histoire, des cicatrices tant physique que morale, il y a un dialogue à établir à leur sujet, des choses à raconter, des pleurs à transmettre, de la douleur à exprimer, presque comme un appel au secours de leur part. J’ai prévu de faire du nu pour ma future collection si je trouve les modèles que je souhaite trouver, car le corps humain est comme un 2ème visage, cela devient presque du journalisme sur l’humain et ses traumatismes, presque de la traduction visuelle des douleurs qu’on ne peut expliquer avec les mots. Il est évident que la quasi-totalité de mes œuvres se renferme dans une ambiance noire, triste, radicale, brutale, violente et agressive. Je peins très rarement des sujets qui relatent le bonheur ou la joie de vivre. Pourtant qu’est-ce que la vie est formidable et magnifique ! Mais je vous rassure, dans la vie je suis complètement l’opposé de mes peintures, je respire le rire et la bonne humeur ! ( rires )

 Au niveau technique, Je pense que le contrôle du hasard est un de mes outils favori, je m’explique, ce que l’on considère comme erreurs ou choses inattendues, je tente de les exploiter. Lorsqu’un outil me fait rater un geste, une couleur etc … J’essaie de voir comment je pourrais utiliser cette méthode pour rendre plus particulières mes toiles, plus originales, plus inimitables, plus expressive. Il en va de même avec les couleurs, et les produits que j’utilise comme par exemple l’acétone ou le toner. J’essaie aussi d’utiliser des matériaux ou des peintures inappropriées : comme par exemple les produits chimiques avec de l’acrylique, du fusain mélangés avec d’autres substances, de l’eau en la mélangeant mal avec de la peinture, de l’acétone avec de la peinture d’aérosols, les feutres qui fonctionnent mal et bien d’autres mélanges. Mes toiles sont un large mélange de hasard, de décisions arbitraires, de produits divers, avec un bon sujet et une émotion à transmettre.

 Au niveau du style, ce serait celui de ne jamais me limiter à une écriture tout en tentant de conserver une ligne directrice pour qu’on reconnaisse tout de même mon travail au fur et à mesure du temps. Principalement, je représente des visages, de manière brute, par différentes méthodes picturales, je pense que c’est le meilleur moyen synthétique de résumer mon style. Et la raison pour laquelle j’affectionne ce style, c’est parce que je pense qu’exprimer le bonheur, la joie, ne nécessite pas d’être épilogué parce que je n’ai jamais rencontré personne traumatisé par le bonheur ! ( rires ). J’apprécie aussi cette méthode car elle me permet de témoigner, faire preuve d’empathie, d’attention et de soutien envers l’humain dans mes œuvres. J’essaie d’expliquer qu’il ne faut pas juger si vite, se méfier des apparences et aussi dénoncer les choses qui me répugnent ou me scandalisent. Il y a une sorte de rage enfouie dessous chacun de mes visages, des coups de gueule poussés de manière pacifique.  Mon « style » est une sorte de discussion.

 

ML : Votre vie et votre peinture sont-elles liées ? Si oui, dans quelle mesure ?

FML : Ma vie et ma peinture ne sont pas liées, elles sont simplement la même chose. Ma vie, c’est ma peinture, je dirais même c’est la création. Je ne vis que pour ça avec les conséquences que cela peut causer. C’est une passion sans fin, qui demande tellement de temps et d’énergie, qui est, à mon avis, impossible à gérer correctement si on la considère comme quelque chose de secondaire. Mais je parlerais plutôt de ma vie, et de la création plutôt que de ma peinture. Car je suis passionné par tout ce qu’il y a de créatif, tout ce qui nécessite de faire preuve de réflexion pour aboutir à une solution. Il y a quelque part une envie profonde de se surpasser, d’aller au-delà des limites, de briser les interdits, de décomposer les stéréotypes, d’accorder une place majeure à la philosophie et la sociologie dans ma vie. La vie est un accomplissement de soi-même, j’en suis convaincu, d’où découle l’équilibre psychologique. L’art est un dialogue qui permet de faire progresser l’intellect, comprendre les barrières que l’on instaure dans nos esprits pour se protéger alors qu’on s’empêche de progresser, généralement par peur. L’art est un équilibre, une manière de vivre, une béquille sur laquelle s’appuyer pour contrecarrer les passages difficiles, un vecteur majeur d’évacuation des émotions négatives comme le sport peut l’être. Il empêche de se sentir frustré, dépassé ou saturé par trop d’éléments extérieur que la société actuelle nous impose .Il est clairement impossible de gérer dans son intégralité ce que nous impose cette société, on s’en retrouve généralement dépassé et insatisfait. L’art est donc une porte de sortie, un monde rassurant qui équilibre l’esprit moral et mental.

ML : Qu’est-ce qui, de façon générale, influence votre peinture ( Peintre, cinéma, musique, auteur, actualité, introspection, la vie…) ?

FML : Ce sont les émotions de tous les jours, mes constatations, le sentiment de ne pas savoir pourquoi l’on vit, les visages humains magnifiques que l’on peut croiser tous les jours, la beauté, les catastrophes, ce qui me scandalise, ce qui m’écœure, ce qui me rend insensible, tout le bonheur que l’on peut constater qui va me permettre d’amplifier les émotions noires de mes tableaux. Je crois qu’assez souvent mes œuvres permettent de dire «Tout est possible et rien n’est immuable » un espoir presque aveugle que la vie est ce que l’on en fait et que nous sommes le maçon de notre bonheur. La musique est aussi une influence essentielle pour mon art, j’écoute en moyenne 5 à 7 heures de musique par jour et généralement en boucle ( rires ) . Et chaque toile que j’ai peinte s’est commencée par une musique où l’émotion ressentie était tellement puissante qu’elle devait être évacuée au plus vite, presque comme une crise d’angoisse. C’est sûrement pour ça que je les écoute toujours en REPEAT, pour tenter de ne pas perdre cette émotion saisissante, cette inspiration du moment.  Au sujet du cinéma, il m’a toujours inspiré pour écrire, tout comme les restaurants, de très nombreuses fois, j’y vais seul pour observer, regarder l’humain vivre, c’est un générateur d’idée très efficace, et aussi un solutionneur de problèmes encore plus puissant qu’un psy, je vous assure ! (rires).Il y a sûrement aussi une forte introspection dans mes œuvres, elles sont le résultat de raisonnements, de questionnements profonds. De résolutions et d’idéaux de vie et peut être un peu d’intrigue face à l’inconnu et au futur !

 

ML : Avec quel peintre d’hier auriez-vous aimez vous entretenir ?

FML : Si j’avais aimé peindre avec un autre artiste, cela aurait été avec Francis Bacon, ou encore Soulages et ses noirs transcendants.

 

ML : Et parmi vos contemporains ?

FML : Parmi les contemporains, sans aucunes hésitations : Robert Proch

 

ML : Quelle exposition vous a le plus marqué ?

FML : J’ai été clairement marqué par une exposition de Jackson Pollock à Bâle en Suisse.

 

ML : Citez un tableau que vous rêveriez de voir (en vrai) ?

FML : Je rêverais de voir « Figure with meat » mais surtout pas en galerie, mais dans l’atelier de Francis Bacon.

 

ML : Quelles sont vos préférences artistiques  (courants, peintres) ?

FML : J’ai un grand intérêt pour les œuvres sombres, dynamiques ou écorchées. Toutes celles qui témoignent de personnes en souffrance, qui tentent éperdument de survivre grâce à leur peinture, comme une lutte. J’adore aussi toutes les œuvres qui font preuve de vivacité, d’un sentiment de rapidité, de brutalité, avec du rouge, du rouge et encore du rouge ! ( rires )

ML : Votre atelier est un endroit, une pièce exclusivement dédié à la peinture ? Un coin du salon ?  Une autre configuration ?

FML : Mon atelier est actuellement dans une salle dédiée à cet effet.

 

ML : Comment peignez-vous ? (Chevalet, au sol, sur une table, dehors, en atelier, avec les doigts…)

FML :  Je peins en posant mes châssis, que je fabrique sur mesure pour mieux adapter mes formats à mes sujets, sur un système que j’ai mis au point sur mon mur à cause des grandes dimensions que j’utilise. Le chevalet est trop petit pour les tenir. Au niveau du matériel, j’utilise des bombes aérosols, de l’acide, de l’acétone, de l’éthanol, de l’encre indélébile, de l’encre de tag, de l’acrylique, de la peinture à l’huile, de la peinture pour les murs, de l’aquarelle, de la Bétadine, de la poudre de toner, du fusain, de pastels, et au niveau des outils, j’utilise vraiment de tout, en partant du tournevis aux lames de scie à métaux, en passant par des morceaux de carton, au dégivreur de pare-brise, au pinceaux, à la truelle et bien d’autres encore … et avec mes doigts par occasion. Et je réalise des fresques pour certaines idées qui demandent de grands espaces.

 

ML : Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre  (un schéma, une image, le hasard, les rêves, l’imagination seule, un peu de tout ça…) ?

FML : La naissance d’une œuvre, c’est une musique qui me fait trembler, qui me percute. Et la conception d’une œuvre, ma méthode, je l’ai décrite un peu plus haut.

 

ML : Avez-vous des habitudes de travail en termes d’heure  par exemple ? Peignez-vous régulièrement, tous les jours ou par accès ?

FML :Oui, j’ai une journée de généralement 15heures entre les mains. J’éprouve une très grande difficulté à faire une œuvre et à revenir dessus car j’ai toujours la crainte qu’elle perde sa spontanéité lorsque ce sont mes œuvres de recherches. Je fonctionne différemment pour mes commandes sur mesure où je sais exactement d’avance le rendu que je souhaite obtenir car je n’ai pas le droit à l’erreur. Je m’explique : lorsque je fais une œuvre sur mesure, j’accorde un intérêt très important à comprendre et écouter comment fonctionne la personne qui me la demande, son caractère, j’essaie de trouver ce qui lui correspond, c’est un défi très enrichissant à chaque fois ! C’est pourquoi, quand je dois réaliser l’œuvre, j’y ai déjà bien réfléchi, j’ai bien discuté avec la personne pour bien comprendre ce qu’elle souhaite ce qui me permet de mieux structuré la création sur un long terme et travailler plusieurs jours d’affilés sans perdre le fil car je me mets une très grande pression pour la faire vraiment de mon mieux. Je ne supporte pas remettre une œuvre qui n’est pas à la hauteur des espérances du commanditaire.

 Par contre mes œuvres personnelles sont créées vraiment différemment, c’est un terrain plus glissant qu’une commande, c’est comme un champ de bataille, il y a tellement de façon d’aborder le combat car je suis dans une ambiance de recherche, d’expérimentation, rien n’est certain, rien n’est sûr, tout est questionnement, c’est très instable, et c’est d’ailleurs volontaire. J’essaie de suivre une émotion et d’aller chercher ce qu’il y a de plus percutant en elle mais cette émotion évolue ! c’est bien ça le problème ! ( rires ) Tout en rendant cette recherche cohérente avec mon sujet. Je suis donc obligé pour mes œuvres de recherches de terminer ma toile lorsque je la commence ( Sauf pour les travaux de très longue haleine comme le HOLLANDISCOUNT qui m’a demandé plus de 100 heures de travail au total ) et cela peut aller de 3 à 14 heures de peinture d’affilée.

ML : Sur une île déserte, vous emportez…

    -Quel film ?

FML : J’emporte comme film fort probablement LEON THE PROFRESSIONNAL que j’ai déjà regardé plus de 30 fois, je ne suis plus à un visionnage prêt ! ( rires )

     -Quel livre ?

 J’emporte éloge de la faiblesse d’Alexandre JOLLIEN

     -Quelle musique, album ?

 J’emporte l’intégrale des albums de SKRILLEX et toutes ses musiques méconnues du public

     -Quel objet ?

 J’emporte mon cerveau, c’est l’objet le plus polyvalent qui permet de résoudre n’importe lequel des problèmes auquel on peut être confronté !

     -Lequel de vos tableaux ?

 Je n’emporte aucune œuvre avec moi, car je n’ai que très rarement une affection profonde pour mes œuvres, mais si je devais en choisir une je choisirais CARBONE, elle me traumatise.

 

ML : Quel voyage aimeriez-vous faire ?

FML : J’aimerais faire un voyage dans mon subconscient ! (rires) sinon j’aimerais voyager partout, pas forcément loin, car j’ai, si l’on considère le voyage comme une découverte, déjà voyagé dans des lieux désaffectés, pour découvrir des centaines d’histoires et éprouvé ce sentiment d’être parti dans un autre monde !

 

ML : Quelles étaient vos ambitions, rêves quand vous étiez enfant ?

FML :  Lorsque j’étais enfant, (Qui a dit que je n’en étais plus un !? ( rires ) ) J’ai toujours rêvé d’un monde où l’on pourrait s’écouter les uns les autres sans se juger. Je crois que c’est encore un rêve car le jugement est une notion de défense humaine qui permet de celle et ceux qui nous entourent. J’ai aussi toujours rêvé de me surpasser, donner tous ce que je pouvais donner de ma personne pour atteindre mes rêves. Mon grand-père y a largement contribué. J’ai toujours vu les choses en gigantesque, ça m’a valu de grande déception dû à une trop grande exigence de moi-même certes. Mais je continue de rêver que tout est possible et que rien n’est immuable ! Il suffit d’y croire et l’on parvient toujours à ses fins ! Je citerais Georges Clémenceau qui disait «  Le meilleur moment dans l’amour, c’est quand on monte l’escalier. »  Et bien je crois que si l’on échange le mot « amour » par « les rêves » et « monte l’escalier » par « tente d’y parvenir », on a un bon résumé du plaisir intense que l’on peut ressentir à poursuivre ses propres rêves !

 

ML : Quelles sont vos projets, rêves artistiques dans votre travail d’Artiste pour demain ?

FML : En ce moment je travaille sur ma collection de portraits qui touche vraiment à sa fin. J’envisage au futur de préparer une collection de nus, mais si j’avais un rêve dans le domaine artistique, ce serait d’avoir des moyens financiers bien plus élevés pour entreprendre des projets qui sont très couteux et que j’ai en tête assez souvent, mais que je ne peux pas encore réaliser faute de moyens !

 

ML : Quelles sont vos expositions à venir ?

FML :  J’expose probablement au GOLF CLUB du LYS très prochainement.

Je prépare aussi des expositions dans de nombreux salons, ainsi qu’en galerie.

Toutes mes expositions avec plus de précisions seront publiées sur ma page FACEBOOK 

Ou sur mon site officiel.

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