Bruno Robert

Découvrez ses œuvres plus bas !

RankArt : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Bruno Robert : Retraité à Saint-Malo depuis le 5 janvier 2005, après 42 ans de profession bancaire, alors que mon souhait était d’apprendre les beaux arts et d’en faire ma vie.

 

RankArt : Pratiquez vous la peinture pour votre loisir ou en tant que professionnel ?

Bruno Robert : C’est un loisir et un plaisir qui me donne l’opportunité de rencontrer d’autres amateurs mais également des professionnels dont j’admire les œuvres.

 

RankArt : Quel a été le parcours professionnel et/ou artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste ?

Bruno Robert : De tout temps (insuffisamment libre) j’ai croqué, peint et surtout photographié, hélas sans formation concrète, si ce n’est les visites d’expositions, de musées et de galeries.

 

RankArt : Pourquoi avoir choisi la peinture comme mode d’expression plutôt qu’un autre ? Quel a été le déclic ?

Bruno Robert : Après avoir surtout réalisé des croquis, quelques gouaches et surtout beaucoup de photographies, j’ai eu véritablement envie de travailler la peinture et donc de donner une dimension nouvelle à mon amour de l’image.

 

RankArt : Votre vie et ses étapes influencent-t-elles votre art et de quelle manière ?

Bruno Robert : Il m’est arrivé d’avoir besoin de changer d’activité professionnelle, pour me confronter à la concrétisation de mes rêves d’adolescent et accéder à la production de belles photos et peintures. Et ce, particulièrement lors de chaque restructuration des banques où je travaillais.

 

RankArt : Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Que dites-vous de vos œuvres à quelqu’un qui n’a jamais vu une de vos œuvres ?

Bruno Robert : Je n’ai pas un style en particulier et ne peux donc pas définir précisément mon travail, car il dépend totalement du sujet et de l’outil que je choisis pour le réaliser.

Très modestement, je raconte à mon interlocuteur les sentiments passionnés ou amoureux qui m’animent quand je peins ou que je photographie et ensuite l’histoire de ce que j’ai produit.

 

RankArt : Pourquoi ces choix de sujet, de technique, de style ?

Bruno Robert : Très attaché à Saint-Malo depuis mes quinze ans, ce sont les bateaux, les paysages de la Côte d’Emeraude que je privilégie. Le choix technique vient en fonction de l’image que je veux créer, selon que je la souhaite transparente j’utiliserai la fluidité de l’aquarelle ou la gouache, ou bien l’huile si l’atmosphère requiert plus de densité. Sinon, à titre d’exemple, j’ai opté pour l’aquarelle et la gouache pour mes productions sur Venise.

 

RankArt : Qu’est ce qui, de façon générale influence votre peinture (peintre, cinéma, musique, auteur…) ?

Bruno Robert : Ce sont les peintres qui nourrissent mon imagination pour la transformer en création. Mes peintres préférés sont Eugène Boudin, Claude Monet, Utrillo, Van Gogh, Edward Hopper, auxquels j’ajoute bien sûr les peintres de la Renaissance Italienne, et ceux qui me font le plus rêver ce sont les Peintres Officiels de la Marine. Mais de là à être sous leur influence quand je peins, au point d’être digne de leur talent la marche est haute.

 

RankArt : Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre (un schéma, une image, le hasard, l’imagination seule, un peu de tout ça…) ?

Bruno Robert : A part quelques créations venues de façon impromptue du fin fond de mon imagination, mes tableaux reproduisent les images photographiques saisies lors de sorties en mer, de promenades champêtres ou encore de portraits humains attachants.

 

RankArt : Avec quel peintre d’hier auriez-vous aimé vous entretenir ? Et pourquoi ?

Bruno Robert : J’aurais aimé rencontrer Marin Marie ou Etienne Blandin, tous deux Peintres Officiels de la Marine.  Apprendre leurs mélanges de couleurs, leurs mouvements de mer, leurs dessins aussi réalistes de gréements traditionnels, et, écouter le récit de leurs expériences maritimes.

 

RankArt : Et parmi vos contemporains ?

Bruno Robert : Là encore ce sont les « POM » qui me procurent les plus fortes émotions. Par exemple, Guy L’Hostis dont les gouaches et aquarelles sont de magnifiques merveilles. Il a parcouru tous les océans pour en rapporter la quintessence des lumières diaphanes ou brutales dans la concordance des ciels et des mers seulement entrecoupée de voiles multicolores selon les régions visitées. 

RankArt : Pouvez-vous nous citer un tableau que vous rêveriez de voir en vrai ? Pourquoi ce tableau ?

Bruno Robert : Une œuvre de William Turner de 1835 intitulée « Venise, depuis le porche de la basilique Santa Maria della Salute ». Ce tableau est d’une rare élégance par sa transparence, malgré le fourmillement d’activités sur l’embouchure du Grand Canal, les couleurs de l’eau et du ciel avec les reflets des palais sont délicates.

 

RankArt : Selon vous, à partir de quel moment un peintre, un photographe, un musicien… devient un artiste ?

Bruno Robert : Seulement lorsqu’il a réussi à concentrer dans un style unique et reconnaissable, comme étant le sien propre, un ensemble conséquent d’œuvres. Pour autant, on peut être un artiste également par ce que l’on porte en soi de sensibilité et d’amour de l’esthétisme, qui nous donne la capacité de produire des œuvres personnelles hétéroclites sans en faire commerce.

 

RankArt : Quelle est l’exposition d’un autre artiste qui vous a le plus marqué ?

Bruno Robert : Rembrandt au Rijksmuseum d’Amsterdam, par les grands coups de pinceau a priori compulsifs de l’artiste. Il faut s’approcher suffisamment des œuvres pour les découvrir, et c’est l’extase.

 

RankArt : Quel est votre plus fort souvenir d’exposition personnelle et pourquoi ?

Bruno Robert : Je n’ai pas eu l’opportunité d’exposer mes tableaux. Cependant j’ai exposé mes photographies dans plusieurs lieux à Saint-Malo, dont la Tour Bidouane sur les remparts. Mais mon plus fort souvenir a été d’exposer au Salon de la Marine 2014 au Trocadéro, ma photographie d’un ouvrier de chantier naval tamisé, sous le soleil matinal, par la bruine du sablage d’une coque en bois.

 

RankArt : Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?

Bruno Robert : Recevoir, un jour, une lettre de félicitations du Jury d’un Salon de la Marine, pour une photographie ou un tableau.

 

RankArt : Quelle est votre actualité artistique ? Quels sont vos projets artistiques ?

Bruno Robert : Justement, j’ai soumis au Salon de la Marine 2020, une photographie de L’Hermione tirant le canon en baie de Saint-Malo, et mettant ainsi une fumée orange luminescente affleurant l’eau grise d’un temps maussade. Mon principal projet, aujourd’hui, est de me consacrer à la peinture et de trouver la meilleure interprétation possible de mes images photo préférées. Cela, sachant que celles-ci ont été saisies dans un cadrage compatible avec un tableau.

 

RankArt : Pour se faire une idée de votre personnage de façon plus général, j’aime bien soumettre à nos artistes invités les questions un peu naïves du thème de l’île déserte…

-Sur une île déserte vous emportez…

*Quel film ? Pretty woman

*Quel livre ? La mauvaise graine, de Léo Ferré

*Quelle musique ? La Traviata, de Giuseppe Verdi

*Quel objet ? Papier et couleurs aquarelle

*Lequel de vos tableaux ? Oh, mal amer, vertige de l’ivresse

 

RankArt : Quel voyage aimeriez-vous encore faire ?

Bruno Robert : Retourner en Italie, me promener dans les rues et les musées de Florence, Rome et Venise


RankArt : Quelles étaient vos ambitions d’enfant pour votre vie d’adulte ?

Bruno Robert : Faire les Beaux-Arts, devenir charpentier de marine, rêver d’escales lointaines…

 

Merci Bruno !

Retrouvez Bruno Robert sur son site Web.

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