Eléa Hohweiller

Découvrez ses œuvres plus bas !

RankArt : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ? 

Eléa Hohweiller : Je m’appelle Eléa, comme sortie du livre de science-fiction « la nuit des temps » de René Barjavel, j’ai l’impression d’avoir hiberné dans un oeuf depuis des milliers d’années et de m’être réveillée dans les temps modernes. Mon esprit est hors du temps et je suis passionnée d’amour et de beauté éternelle. 

Diplômée en droit des affaires et sciences maritimes, je commence un parcours dans le monde des assurances. Après peu de temps, je me sens déconnectée de tout sens et prends ma démission du jour au lendemain. 

C’est au cours de mes voyages que je me suis remise en question et que j’ai repris la peinture très spontanément. Après une année d’académie des arts à Anvers, je décide de continuer en autodidacte. 

RankArt : Pratiquez vous la peinture pour votre loisir ou en tant que professionnel ? 

Eléa Hohweiller : Pro 

RankArt : Quel a été le parcours professionnel et/ou artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste ? 

Eléa Hohweiller : Je peins depuis que je suis capable de tenir un pinceau. Toute petite, j’utilisais tout ce qui me tombait sous la main. Et cela n’a jamais changé. Cela a été un long parcours: essayer des matières, des techniques, des styles, copier sur d’autres artistes en vogue, utiliser du sable, de la feuille d’or, j’ai même essayé la peinture sur soie et la sculpture à base d’objets chiné. 

C’est lorsque je quitte mon travail en tant que juriste que je me retrouve dans une période où rien ne m’inspire, je fais le vide, et j’en ai besoin, car j’ai souffert d’un burn out qui a pris plusieurs années à guérir. 

Lors d’une balade au BHV à Paris, je découvre le pastel à l’huile. Les couleurs, le design, le stand, l’odeur. Tout me plait ! Un vrai coup de foudre, pour ainsi dire.

J’achète quatre bâtons de pastel, rentre en vitesse chez moi, très impatiente d’essayer mon nouveau matériel. Là, c’est le déclic. J’arrive à me projeter entièrement à travers l’utilisation de ces petits bâtons de couleur et commence à travailler les formes et les textures. Je conserve encore aujourd’hui ma première production au pastel qui a une grande valeur à mes yeux.

 

RankArt : Pourquoi avoir choisi la peinture comme mode d’expression plutôt qu’un autre ? Quel a été le déclic ? 

Eléa Hohweiller : La peinture n’est pas mon unique mode d’expression. Mais je pratique la peinture depuis toute jeune. Et je ne l’ai jamais quittée. 

RankArt : Votre vie et ses étapes influencent-t-elles votre art et de quelle manière ? 

Eléa Hohweiller : En tant qu’enfant ma vie avec ma famille a été très douloureuse. Je n’ai jamais été acceptée pour qui j’étais réellement. Cette période de ma vie a été rythmée par la critique, l’arbitrage et l’humiliation permanente de mes parents. Pour survivre je me suis fondue dans un moule, j’ai fait ce qu’on attendait de moi et je me suis mise à ignorer ma véritable personnalité. 

L’art était le seul mode d’expression. L’art était présent pour ma survie psychique. Dans cette période où j’ai essayé de me conformer aux attentes sociales de ma famille, mon âme s’est brisée au point d’arrêter de peindre complètement. 

Après mon burn out, je me suis mise à repeindre spontanément. L’utilisation de mes pinceaux a été une redécouverte. Cela m’a semblé à la fois étrange et merveilleux de me retrouver sur ce chemin dont je m’étais égarée pendant plus de 10 ans. 

Grâce à mon grand amour, P., j’ai pu me reconstruire, et prendre le temps de savoir qui j’étais vraiment. Sans jugement, avec beaucoup de patience et d’amour. 

Mon art est aujourd’hui une expression de mon parcours, de mon âme et de l’amour que je ressens pour la vie. 

RankArt : Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Que dites-vous de vos œuvres à quelqu’un qui n’a jamais vu une de vos œuvres ? 

Eléa Hohweiller : Mon art est à dominante abstraite même si j'aime glisser dans mes productions des éléments « figuratifs » qui ne se révèlent qu’une fois mon dessin achevé. Encore faut-il le deviner ! Mes envies et mon intuition sont mes meilleurs guides. J’aborde également mes productions avec un juste choix des couleurs.

Je laisse les gestes sortir de moi de façon limpide sans questionnement. Il peut cependant m’arriver de commencer un dessin en me disant qu’il ne sera pas réussi. C’est le premier contact qui est le plus difficile. Comme pour les rencontres, il faut savoir briser la glace. 

RankArt : Qu’est ce qui, de façon générale influence votre peinture (peintre, cinéma, musique, auteur…) ?

Eléa Hohweiller :

  • Mon histoire personnelle

  • Des lectures : Dante, Amélie Nothomb, Foenkinos, Paulo Coelho, « La nuit des temps » de Barjavel

  • Musique : Pink Floyd, Led Zeppelin, Prince, Enigma…

  • Actualités : finance

  • Autres : nature, monde animal, vitraux d’église

 

RankArt : Avec quel peintre contemporain auriez-vous aimé vous entretenir ? Et pourquoi ? 

Eléa Hohweiller : Gordon Hopkins

 

RankArt : Selon vous, à partir de quel moment un peintre, un photographe, un musicien… devient un artiste ? 

Eléa Hohweiller : A partir du moment où il devient l’oeuvre qu’il crée. L’objet de l’oeuvre se confond complètement avec l’artiste. L’artiste est pour ainsi dire sa propre oeuvre. Tout ce qui sort de ses mains est la matérialisation de son être.

 

RankArt : Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ? 

Eléa Hohweiller : - Bien sure, j’aimerais travailler avec un éditeur de textiles maison, et réaliser mes motifs sur du linge maison, ou des textiles maison. A partir de janvier, je prends contact avec des designers textile afin de collaborer sur une prochaine collection maison. 

- Aussi j’ai le rêve de designer des motifs/ dessins spécialement pour des tapis. 

  • Mon rêve est d’être exposée dans un musée d’art contemporain. Je travaille tout les jours, très dur afin de m’affirmer das mon style, d’affiner mes dessins et d’élargir mon champs d’execution. Je ne me pose aucune limite. 

  • D’avoir mon propre studio

  • J’aimerais beaucoup voir mes dessins sur des pochettes cd, des snowboards et aussi de pouvoir aider des futurs artistes à s’affirmer dans leurs style, d’oser et de ne jamais douter. 

 

RankArt : Quelle est votre actualité artistique ? Quels sont vos projets artistiques ? 

Eléa Hohweiller : J’ai eu un vide artistique pendant un long moment. Alors je suis partie pour me poser les bonnes questions. Pourtant j’ai toujours continué à faire mes motifs répétitifs. Je les retravaillais sur photoshop afin de les rendre au raccord. 

Mais depuis mon retour en Belgique je me suis remise à travailler sur de vrais sujets. Tout cela est bien réfléchi et je travaille avec ardeur sur chaque nouveau dessin. 

Pour janvier, le but sera de contacter des éditeurs de textile maison et des designers d’ameublement intérieur, afin de proposer une collaboration. Une partie de mon site est dédié aux motifs répétitifs destinés à ce projet. Je me suis rendu à Paris ce mois ci, afin de m’informer sur les étapes à suivre. 

 

RankArt : Pour se faire une idée de votre personnage de façon plus général, j’aime bien soumettre à nos artistes invités les questions un peu naïves du thème de l’île déserte… 

-Sur une île déserte vous emportez… 

*Quel film ? Interview with a Vampire

*Quel livre ? La nuit des temps - Barjavel

*Quelle musique ? Enigma - album Sadeness  et Une selection de titres de Pink Floyd

 

RankArt : Quel voyage aimeriez-vous encore faire ? 

Eléa Hohweiller : L’Italie pour moi est un voyage sans fin. C’est en quelque sorte mon lieu de ressources. Mon prochain voyage Italien seras en Toscane. L’Italie fait entièrement partie de moi, et j’y vais assez souvent. 

J’aimerais retourner au Japon. 

Aussi j’aimerais aller en Oman, en Argentine, et les pays nordiques comme la Norvège. 

J’adore le voyage, bien souvent mon envie est animée par une passion ou une croyance d’y retrouver le bien-être. 


RankArt : Quelles étaient vos ambitions d’enfant pour votre vie d’adulte ?

Eléa Hohweiller : Je voulais être libre, trouver l’amour et être toujours capable d’être passionnée. 

 

Merci Eléa !

Retrouvez Eléa Hohweiller sur son site Web et sa page Facebook.

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