Noisy Kid

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Medeya : Pouvez-vous présenter l’artiste photographe que vous êtes en quelques mots?

Noisy Kid : Adolescent, je me suis inscrit dans une section B.D. où j´ai appris à me perfectionner en dessin. 
On m´y a aussi enseigné l´art de raconter des histoires.
Les miennes étaient toujours courtes, chacune étant limitée à maximum une page, et je faisais en sorte qu´elles soient drôles. 
En fait, plus mon gag était concis, plus il était efficace.
Plus âgé, je me suis passionné pour le rock´n´roll et après avoir écouté des groupes, tels les Ramones ou The Cramps pour citer des noms connus, j´ai fini par jouer de la guitare dans un groupe du même style.
Au fil du temps, une oreille a fini par me lâcher et j´ai dû arrêter la musique même si, après diagnostic, le fait de jouer fort n´était pas la cause de mon soucis.
Que faire alors ?
C´est là que la photographie m´a attiré, je n´avais plus envie de me remettre à dessiner.
Le photographe que je suis aujourd´hui assimile une image prise à une illustration mélangeant dans la mesure du possible l´humour B.D. et une petite touche rock´n´roll et ce sans essayer de reproduire les photos des années 60 ou 70 déjà reproduite 1000 fois par certains artistes dé « branchés ».
La Street Photography m´attire et, étant un grand bavard, je finis toujours par dialoguer avec les personnes s´étant retrouvées devant mon objectif que ce soit avant ou après la prise de vue.
J´aime également la photographie de paysage, la photo de nuit et les sujets d´actualité.
Pourquoi ai-je choisi Noisy Kid comme nom d´artiste ?
Noisy pour le bruit que l´on retrouve en photographie et en musique,…kid pour Billy The Kid car j´ai apprécié la seule photo faite de lui en 1880.

 

Medeya : Quel a été le parcours professionnel et artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste auteur-photographe?

Noisy Kid : J´ai débuté mon parcours professionnel en septembre 2015.
Tout évolue dans le bon sens pour moi mais chaque étape à parcourir prend du temps.
Pour simplifier, je considère mon site web et les réseaux sociaux, bien que très utiles, comme de considérables mangeurs de temps.
Je veux peut-être parfois en faire de trop, je me suis par exemple intéressé à l´ensemble de la chaîne photographique.
J´attache beaucoup d´importance à la qualité de l´impression et quand je rentre dans un labo le patron de celui-ci ne peut me vendre du vent d´où mon intérêt très marqué pour cette étape finale.
A part une expo avec un club photo qui a bien marché, je n´ai pour l´instant pas de parcours artistique proprement dit mais ça ne saurait tarder.
J´ai en effet beaucoup d´idées et de contacts, je salue ici les figurant(e)s, amis ou inconnus, qui m´ont proposé leurs services.
Je suis en train de travailler sur des contrats nous permettant de travailler ensemble.
Je compte exploiter les images à 200% et tout sera clairement défini dès le départ.

Medeya : Qu’est ce qui, selon vous, vous a orienté vers la photographie  plutôt qu’un autre mode d’expression ?

Noisy Kid : J´en avais assez du dessin et, ayant une oreille abîmée, j´ai été obligé d´arrêter de jouer dans un groupe de rock. La photographie m´a fait un appel du pied.

 

Medeya : Votre vie et ses étapes influencent-t-elles l’orientation de votre travail et de quelle manière ?

Noisy Kid : Je suis un gars à part entière, je ne dois pas être malheureux pour créer.
Je m´amuse et je ris tous les jours.
Tout va bien pour moi et je suis d´un naturel positif.
De par ma vision du monde, je devrais normalement être pessimiste et broyer du noir à chaque instant mais je n´y arrive pas,…j´ai donc de la chance á ce niveau.
Pour répondre plus directement à votre question, j´écrirai : « Pas spécialement ! ».

 

Medeya : Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Que dites-vous de vos œuvres photographiques à une personne qui ne les a jamais vues?

Noisy Kid : J´essaie d´apporter techniquement une certaine qualité et parfois une touche un peu fun.
Je dirais à cette personne:
« Si j´aime les photos en couleur, tu constateras que j´ai tout de même une petite préférence pour le noir et blanc. Tu verras que la technique a pour moi son importance.
Observe bien les images et n´hésite pas à lire ce qui doit être lu. »

 

Medeya : Qu’est ce qui, de façon générale influence votre démarche (peintre, cinéma, musique, auteur) ?

Noisy Kid : La bande dessinée, la musique, les sujets d´actualité, l´instant présent.

 

Medeya : Quel est le point de départ d’une photo (un schéma, une image, le hasard, l’imagination seule, un peu de tout ça) ?

Noisy Kid : L´imagination le plus souvent, parfois le hasard ou une situation qui stimulera de toute façon mon imagination, une gueule aussi.

 

Medeya : Quels conseils donneriez-vous à un photographe débutant ?!
Noisy Kid : « Sache que les questions mentionnées ci-dessous, je ne me les pose que lorsqu´un client me demande un travail, elles sont alors justifiées:
"Que photographier ? Qui ? Pourquoi je fais des photos ? Le but de ces photos ? A qui je les adresse ? De quoi dois-je tenir compte? De quelle sensibilité ?"
Quand je fais des photos pour mon propre compte, la base de mon travail sont uniquement les idées qui me vont et viennent naturellement à l´esprit,...sans efforts et sans cesse.
J´ai en effet beaucoup d´imagination.
Sache, en ce qui me concerne, que j'ai toujours eu en horreur de faire face à un professeur de photo me poussant sans cesse à me poser ce type des questions.

Le temps de réflexion que je m´autorise, en dehors d´un éventuel temps de préparation, doit être court.

Appuyer sur le déclencheur une fraction de seconde après le bon moment,…c´est une photo manquée.
L´instinct, le bon moment, la chance et la maîtrise de la technique sont pour moi les quatre facteurs qui favorisent au mieux la réalisation d´une bonne image.

Mon approche de la photographie est un peu celle d´un dessinateur de bandes dessinées.
En un, les idées qui viennent,...en deux, la mise sur papier/ici la mise en scène de ces idées.
Sache aussi que lorsque je fais de la Street Photography, il n´est pas rare que je dialogue avec les personnes que je photographie et je n´hésite d´ailleurs pas, même en pleine rue, à les mettre en scène si nécessaire en fonction des idées qui me passent par la tête sur le moment même. »
« Si tu crois en tes images,...avant tout,...fais les vivre !! Si certains les détesteront, d´autres les aimeront ».
« Si un photographe doit pouvoir parfois attendre et donc faire preuve de patience avant de shooter,…parfois pas !!!».

Medeya : Avec quel auteur-photographe aimeriez-vous vous entretenir ? Et pourquoi ?
Noisy Kid : Lee Friedlander, je lui dirais juste : « Félicitations pour votre travail ! »
Idem pour Walker Evans mais il est décédé dans les années 70.

Je suis également un grand fan de Robert Doisneau.

 

Medeya : Selon vous, à partir de quel moment un photographe, un musicien, un peintre… devient un artiste ?

Noisy Kid : Je déteste le tricot.
Une dame qui quant à elle adore tricoter peut, je suppose, être une Artiste dans sa discipline.
Un Artiste musicien où autre ne mettra jamais cette personne aimant le tricot à son niveau sauf si celle-ci est sa maman.
Le A d´Artiste me fait penser au S de snob ou au B de Branché.
Je n´aime pas essayer de définir ce mot.
Voici celle du Larousse : « Personne qui exerce professionnellement un des beaux-arts ou, à un niveau supérieur à celui de l'artisanat, un des arts appliqués ».
Dois-je inclure de la matière fécale réelle dans mes œuvres (déjà fait par d´autres) pour être considéré comme un Artiste dans le vent ?
Ma réponse ? Non !
Quant aux personnes qui parlent d´Art et d´Artistes avec un grand A, je les assimile à celles rencontrées dans le Bal Des Casse-pieds, film avec Jean Rochefort et Miou Miou.

 

Medeya : Quelle exposition d’un autre artiste vous a le plus marqué ?
Noisy Kid : Stanley Kubrick.

 

Medeya : Quel est votre plus fort souvenir d’auteur-photographe ?

Noisy Kid : J´ai demandé à une vieille dame à l´arrêt du tram si je pouvais la photographier.
Elle m´a alors dit : « Je n´ai pas la tête à ça, je viens juste d´enterrer mon mari. Je sors juste du cimetière. Mais allez,…faites votre photo tout de même »
Elle est restée digne, fière.
Elle a même forcé un sourire.

 

Medeya : Avez-vous des activités  qui gravitent autours de votre casquette d’auteur- photographe ? 
Noisy Kid : Oui.

 

Medeya : Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?
Noisy Kid : Je m´amuse, c´est déjà pas mal. Je fais tout à fond !!!
Je parle plutôt d´objectifs que de rêve,…même si c´est un peu froid comme réponse.

 

Medeya : Pour se faire une idée de votre personnage de façon plus générale, j’aime bien soumettre à nos artistes interviewés les questions un peu naïves du thème de l’ile déserte…
    -Sur une île déserte vous emportez…
    *Quel film ? Le cercle des poètes disparus ou Bullit
    *Quel livre ? Un guide de survie
    *Quelle musique ? Punk-rock, électro
    *Quel objet ? Un lance-missile pour empêcher que l´on vienne me chercher ou foutre en     l´air l´île (son air, sa végétation, les animaux qui y vivent…)
    *Laquelle de vos photographies? Une photo de famille sympa

 

Medeya : Quel voyage aimeriez-vous encore faire ?
Noisy Kid : Je ne suis pas un voyageur.

J´apprécie cependant Londres et je compte me rendre prochainement à New York (en juillet probablement).

 

Medeya : Quelles étaient vos ambitions d’enfant pour votre vie d’adulte ?
Noisy Kid : Architecte ou dessinateur de bandes dessinées.

 

Merci  Noisy Kid !
Retrouvez  Noisy Kid sur son site Web et sa page Facebook.

Vous pouvez suivre aussi Noisy Kid sur Twitter.

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