Karine Brailly

Découvrez ses œuvres en bas de page.

Medeya Lemdiya : Avant la vie d’artiste que vous menez aujourd’hui, avez-vous eu d’autres vies  professionnelles ?
Karine Brailly : Oui. 2 autres. J’ai fait des études scientifiques, très loin du dessin et de la peinture. J’ai commencé en tant qu’analyste programmeur.
Je suis partie en Guadeloupe pour travailler chez Bull. Cela a duré 3 ans puis,  j’ai décidé de changer de voie professionnelle. Je voulais devenir éducatrice sportive. Donc, tout en restant  en Guadeloupe, j’ai obtenu  un Brevet d’Etat pour devenir professeur de fitness. En parallèle des ces années, j’ai également décroché un BTS  en diététique. J’ai exercé ce métier pendant 12 ans, voir un peu plus car j’ai continué un petit peu en arrivant en France. Puis, je me suis réorientée.
J’ai fait des expositions et, comme cela démarrait bien,  j’ai tout arrêté pour me consacrer à la peinture. J’ai débuté ma carrière artistique en 2007/2008. Mon métier de prof de fitness me laissait beaucoup de temps libre que j’occupais en peinture et en expositions.

 

ML : Qu’est ce qui vous a donné le déclic de la peinture ?  Avez-vous appris par vous-même ? Suivi un cursus artistique… ?
KB : La peinture…Cela a toujours été…. Mon frère a fait les beaux arts. Il a suivi une filière artistique mais ne l’a pas faite aboutir. Mon père dessinait beaucoup. J’ai toujours baigné dans cet univers et cela m’a toujours plu. Je dessine depuis toujours.
Lorsque je me suis stabilisée professionnellement,  j’ai pris le temps d’essayer différentes techniques telles que le pastel, l’aquarelle, l’huile... C’était vraiment un passe temps. J’utilisais les différents médiums, les testais pour voir un peu ce que cela donnait, mais, en ce temps là, je  faisais cela exclusivement pour moi, sans exposer.
Cela a pris une autre dimension lorsque je suis arrivée à Toulouse en 2002, à mon retour de Guadeloupe. J’ai acheté tout ce qu’il me fallait et je me suis lancée
.

 

ML : Avez-vous des activités autres que celle d’artiste peintre qui gravitent autours de la peinture ?
KB : Je donne des cours dans le cadre d’une association à Portet-sur- Garonne. J’organise en général un stage par an. Sinon, beaucoup de mon temps est accaparé par mon site, mon blog, mes expositions. De plus, j’ai un petit garçon de trois ans… Tout cela représente beaucoup de travail.

 

ML : Au niveau de votre parcours artistique, pouvez-vous  me donner des dates marquantes ?
KB : La première exposition  était la plus importante. C’était une exposition collective qui regroupait douze artistes. On avait loué une galerie.

 

ML : C’est vous qui aviez monté toute l’exposition de A à Z ?
KB : Oui, oui. Par l’intermédiaire d’un site de rencontre qui se nomme « Toulouse web ». On s’était regroupé avec plusieurs amis peintres et on avait mit en place cette exposition d’une dizaine de jours. L’exposition a eu lieu dans les murs de «Can’art «, une petite galerie située du côté des Carmes à Toulouse. C’était très important pour moi dans la mesure où c’était la première. Puis, j’ai exposé dans des lieux plus prestigieux comme « Tracker d’art ». Les expositions  en galerie c’est important. En effet, dans les salons, on pose des tableaux, on vient au vernissage, on récupère les tableaux, on croise personne. Cette galerie  «Tracker d’art » se situait place de la Trinité. Elle me plaisait. J’y allais souvent. La première fois que j’ai proposé mon travail on m’a répondu  que cela ne marcherait pas. La responsable l’a donc refusé. Puis,  j’ai changé un peu de style, j’ai trouvé une façon de faire qui me plaisait et me correspondait. J’y suis retournée… elle a accepté et j’ai bien démarré.
Une autre étape s’est  concrétisée avec la galerie « Carré d’Artistes ». C’est intéressant  car ceux ne sont pas les mêmes tarifs, ni la même clientèle.

ML : Actuellement, êtes vous  présente en galerie ?
KB : Oui. « Carré d’Artistes » à Bonn en Allemagne, « the artist galerie «  à Arcachon, et « Tokade » à Toulouse.

 

ML : Il me semble, si ma mémoire est bonne, vous avoir vue à Luchon, il y à deux ans dans la galerie de Jacques Drougard.
KB : Exactement ! En fait, c’était temporaire car il s’arrête en hiver, il reprend en février, il ne m’a pas recontactée et moi j’avais plein d’autres choses de programmées…
Je pense que chaque lieu offre des opportunités. Parfois on se retrouve à exposer dans un « patelin » et ça marche bien, on a de bon retours, d’autrefois on peut aller à Paris et n’avoir aucun retour, ni même de contacts… Ce n’est pas toujours là où on le pense qu’on obtiendra de meilleurs résultats. Ceci dit toutes démarches d’exposition  est positive.

 

ML : Comment définiriez vous votre travail, votre style artistique ? Que diriez-vous à quelqu’un qui n’a jamais vu vos peintures ?
KB : C est difficile, car mon travail évolue. On peut dire que je fais du figuratif…Oui ! Mais je fais aussi de l’abstrait. Ma peinture, je la fait toujours en deux parties. Un fond un peu abstrait où je m’éclate, puis,  il y a le sujet qui arrive dessus. Une fois, quelqu’un  m’a dit que je faisais du « figuratif enlevé » et je trouve que cela correspond bien. J’aime quand le tableau explose ! J’essaie de sortir d’une peinture trop léchée, bien jolie...

 

ML : Il est  vrai que même vos monuments sont en mouvement…
KB : J’ai envie que ça bouge, que ça éclate, que ça dégage de l’énergie !

 

ML : Vous travaillez en technique mixte… En ce qui concerne la peinture, est ce toujours de  l’acrylique ?
KB : Oui. Toujours à l’acrylique.  Au départ, j’ai essayé plusieurs techniques. J’ai eu fait des choses très académiques,  des nus … Et, à cette époque, je détestais l’acrylique. Je trouvais ça horrible, terreux, cela séchait trop vite et j’y préférais de loin l’huile. Pourtant, on le sait, l’huile sèche lentement et l’essence sent fort. En ce temps, j’étais dans une petite chambre qui sentait fort la térébenthine (odeur que j’adore) et le  white (que j’aime moins)…  petit à petit, je suis revenue vers l’acrylique… en essayant de faire des croquis. J’avais de vieilles acryliques qui trainaient, dont je n’aurais de toute façon rien fait… et, j’en ai fait des croquis, des essais sur papier et me suis rendu compte, avec la pratique, que j’aimais bien l’effet de l’acrylique sur le papier. Du coup, j’ai fait des collages avec ces mêmes papiers et me suis lancée dans des concours d’affiches, encouragé par mon mari. J’ai fait des croquis, des couleurs…Cela explosait ! J’ai lié le tout.  Mon style avait pris forme et finalement, j’ai gardé l’acrylique qui sèche rapidement. Et puis, il existe des techniques pour ralentir le séchage, si on le souhaite…

 

ML : Vous étudiez  beaucoup les thèmes du sport ; la boxe, le rugby (vous êtes connue pour ça), la voile, l’équitation, la danse… Maintenant que je vous connais un peu mieux, je comprends pourquoi….
KB : Eh oui ! On peint avec sa  personnalité, son vécu. J’ai toujours fait beaucoup de sport. Le mouvement, c’est ce qui m’intéresse. Je n’aimerais pas avoir une peinture figée.

 

ML : On peint ce qu’on aime. Cela parait naturel…
KB : Cela a toujours été… Toute petite, je n’étais pas sportive  et j’ai eu une copine qui m’a amenée partout avec elle faire des courses, des raids… et, d’ailleurs elle m’a recontactée récemment….Elle veut  me faire faire une expo rugby dans le nord.

ML : D’où êtes-vous originaire ?
KB : De Lille.

 

ML : Vous avez grandi à Lille ? Pourtant on voit beaucoup de couleurs et de thèmes  dans votre peinture qui ont le parfum du sud, du sud ouest…. Des rouges, des ocres,  sans parler du Flamenco, du Rugby… C’est une culture que vous avez côtoyée?
KB : Mon mari est un passionné de rugby. Il m’a expliqué les règles. Je suis curieuse, j’aime bien toucher à tout.
En fait, j’ai vécu 9 ans en Guadeloupe et quand je suis rentrée dans le nord ma mère m’attendait et pensait que j’allais m’y installer. J’étais passée à Toulouse une fois, de nuit… J’ai dis à ma mère que je redescendais vers le soleil. Je n’avais pas de boulot, juste ma valise et je suis partie à Toulouse.


ML : Si je comprends bien, vos peintures sont liées à votre vie ….
KB : Hormis les thèmes traités, les couleurs évoluent  en harmonie avec certaines de mes tranches de vie. Des tons plus clairs, dans les bleus gris, quand je vis des périodes de calme, un peu « en dedans ». On peut dire que mes états d’âme influent sur le choix de ma palette. A certain moment  je vais avoir besoin de couleurs qui explosent, très vives, à d’autres… de teintes plus claires, plus « zen ».

 

ML : Hormis votre vie, qu’est ce qui influence votre peinture : cinéma, courant picturale, musique… que sais-je ?
KB : Beaucoup de choses… Pas de grands peintres anciens. Tous les peintres que je rencontre ont des références à des peintres d’hier. Moi non. Peut être parce que je n’ai pas suivi un cursus académique ou l’on m’aurait expliqué certaines choses. C’est vrai que cela ne me touche pas. Je suis ancrée dans l’actualité. Si je prenais le temps…cela m’intéresserait sûrement. Mais je ne trouve pas le temps.
Ce qui m’influe beaucoup c’est la peinture d’aujourd’hui et notamment le Graff.

 

ML : C’est vrai qu’on le sent vraiment dans vos peintures.
KB : Ah oui ?

 

ML : On dirait parfois que vous travaillez à l’aérographe.
KB : (rires…) Non, non. C’est de la brosse à dents… ! Je travaille l’aspect graphique, les arrières plans et j’essai de sortir de ce côté trop parfait. J’ai envie d’une peinture qui explose. Je suis  dans  une phase où j’essai de déstructurer au maximum mon sujet. Désormais je souhaite que mon sujet et mon fond ne fasse plus qu’un, qu’il soit lié.

 

ML : Quels sont vos peintres contemporains de référence ?
KB : Il y en a pas mal. Le premier qui m’ait influencé dans mon travail sur le mouvement est Raymond Poulet. En ce moment j’admire beaucoup Ryan Hewett qui fait des portraits immenses, complètement déstructurés. Il y en a plein d’autres et notamment des aquarellistes. J’adore l’aquarelle qui se modernise de plus en plus dans le traitement de ses sujets.

 

ML : Pourriez-vous  me citer une exposition qui vous ait marquée ?
KB : Emmanuel Michel, que j’ai découvert dans une petite galerie d Bordeaux. Ces tableaux en mettent plein la vue !

 

ML : Matériellement parlant comment vous organisez-vous ? Votre atelier ? C’est une pièce dédié à la peinture, un coin de salon… ?
KB : J’ai commencé sur une  toute petite table, à l’époque, quand j’ai débarqué à Toulouse, car j’étais dans une chambre de bonne. Il y a en avait sur le lit, sous le lit… (Rires).

 

ML : Vous étiez vraiment une artiste bohème !
KB : Au début, oui. C’était un peu ça. Après je suis passée au studio, dans lequel je me suis aménagé un petit coin. Et maintenant, j’ai une belle pièce et un grand chevalet à roulettes qui peut accueillir de grands tableaux. Je travaille mes petits formats sur ma table. Je peints donc des toiles allant du 10x10 jusqu'à  100x100, voire plus.

ML : Vous fabriquez vos châssis, travaillez vos  pigments ?
KB : Non, non.  Le côté technique, je n’aime pas trop. Cela ne m’intéresse pas.
Je peins aussi bien au chevalet que par terre. Par exemple, lorsque je veux faire de beaux fondus, j’humidifie ma toile au sol, bien à plat pour que les couleurs, les pigments se mêlent à l’humidité et que cela donne un rendu plus lisse. Je travaille avec les doigts, les couteaux, les pinceaux, la brosse à dents….

 

ML : Vous ne suivez pas un protocole particulier ?
KB : Non, je le fais comme cela vient… Par moment, je peux être à fond sur la brosse à dents (rires)… D’autres fois,  je me sers beaucoup des gros spalters et du vaporisateur.

 

ML : Qu’est ce qu’un artiste pour vous ?
KB : Un artiste c’est quelqu’un qui est tout le temps en recherche contrairement à l’artisan qui a acquis un savoir faire et qui l’applique, le perpétue.
Un artiste, même s’il arrive à faire une super réalisation, ne va pas s’arrêter là. Il ne va pas se dire « Ca y est ! Je SAIS FAIRE. Je vais continuer comme ça. Ca marche bien ! » Non ! L’artiste continue de chercher de nouvelles techniques, de nouveaux supports. Il se prend la tête. Pour ma part, tant que je n’ai pas fini le tableau, il est là (elle me montre son crâne avec son index droit). Cela prend du temps, de l’attention.

 

ML : Il vous arrive de rêver de vos peintures ?
KB : Oui, ça m’arrive. Dans notre appartement, la banquette est face à la télé et donne également sur l’ouverture de mon atelier. Lorsqu’on s’installe pour une soirée  télé avec mon mari, je prends soin d’orienter le tableau en cours de réalisation de sorte  à le voir dans l’angle. Au final, je regarde plus mon tableau que le programme de la télé, ce qui  énerve mon mari… (Rires).

 

ML : Quel est le point de départ d’un tableau ? Faites-vous un croquis préparatoire ou attaquez-vous directement sur la toile.
KB : Au départ, je travaillais beaucoup avec des croquis. Je faisais quasiment le tableau en noir et blanc au crayon sur de petits carnets à croquis. Je faisais l’échelle du tableau et ce que j’allais mettre dedans. Je fonçais certaines parties. Je plaçais la lumière. Je  travaillais les valeurs. Puis j’ai lâché un peu ça et je me suis mise à faire des croquis sans mettre le cadre du tableau, juste des croquis mais sans un objectif précis. Aujourd’hui, je fais encore des croquis car cela me plait de garder encore une main sur le dessin mais c’est plutôt la lumière, les couleurs, les contrastes, qui m’ont d’ailleurs toujours intéressée, qui prennent le pas. Soit, je parts d’un fond foncé dans lequel j’insère une lumière soit, je place d’abord ma lumière et je travaille  ma « tache » autours. Il faut qu’il y ait quelque chose qui attire le regard, qui est de l’impact, que cela ne soit pas plat.

 

ML : Considérez-vous qu’il y ait d’un côté la peinture et de l’autre le dessin… ?
KB : Avant le dessin était très important. Je le maitrisais donc cela me rassurait. Mon point de départ était systématiquement le dessin. Ma vision a changé et j’essai de la faire passer dans mes peintures. Maintenant, je ne vois plus de lignes, je vois des tâches.

 

ML : C’est le regard du peintre qui prend le dessus…
KB : Voila ! Le regard a changé. Je vais désormais plus voir des zones d’ombres, de lumières, de teintes. Il m’arrive de plus en plus souvent, d’attaquer un tableau directement sur la toile, sans dessin préparatoire. Mais, j’aime aussi, parfois laisser apparaître un peu de dessin…L’aspect « pas fini » est intéressant. En fait, j’aime le mélange des deux.

 

ML : Quelles sont vos habitudes de  travail ? Peignez-vous tous les jours ou par accès ?
KB : Je travaille tous les jours, le matin avec plus ou moins l’envie de faire soit du grand soit du petit format, selon mon humeur. Je peux me lever à 5 h du matin pour peindre. Cela ne me pose pas de problème. C’est plus calme. Puis, après, de toute façon, mon mari  rentre, le petit  revient… Le matin, c’est plus pratique.


ML : Quel conseil donneriez-vous à un peintre amateur qui souhaite entamer une démarche professionnelle ?

KB : J’aurai envie de lui dire de persister, de ne pas se décourager…. Souvent, je croise des peintres qui souhaitent faire des expositions. Ils en font une et sont déçus car cela n’a pas fonctionné comme il l’espérait. Je  leur dit qu’on ne peut pas juger sur UNE exposition. Il faut en faire et en refaire ! Au début, je faisais une multitude de petits salons et c’est ce qui m’a fait connaître. Les gens venaient une fois, me voyait dans un salon, puis me revoyait dans un autre et, petit  à petit, m’ont reconnu, se sont habitués. Au début, ce n’étaient pas des  ventes, c’étaient des contacts… pour d’autres  exposition par exemple, puis cela a  fait « boule de neige ».

 

ML : Donc persévérer, tenir bon !
KB : Oui. Persévérer, quelques soient les résultats.

 

ML : De façon plus générale et pour en savoir plus sur votre personnage, jouons au thème de l’ile déserte…Si   vous deviez vous exiler sur une île déserte… Quel film emporteriez-vous ?
KB : « Jeu d’enfant » avec Guillaume Canet et Marion Cotillard.

ML : Quel livre ?
KB : L’Alchimiste de Paolo Coelho

ML : Quel album, musique ?
KB : Un titre de Muse  « Hysteria  »

ML : Lequel de vos tableaux ?
KB : Un abstrait. Pas de figuratif. Ce qui me touche c’est l’abstrait. Cela laisse beaucoup de place à l’imaginaire. Le figuratif, c’est figé, quelque chose que l’on impose. Donc, oui un abstrait ! Et, toujours le dernier tableau (rires). Le dernier, je le trouve toujours mieux que le précédent.

ML : A priori, vous avez déjà beaucoup voyagé. Est-ce qu’il vous  reste un voyage à faire.
KB : (Sans hésiter) L’Australie.

 

ML : Pourquoi l’Australie ?
KB : Je ne sais pas, peut être pour le côté aventurier. Lorsqu’on s’est connus avec mon mari on s’était fixé d’y aller ? On mettait des sous de côté.

 

ML : Vous avez arrêtez ?
KB : Eh oui. On a en eu besoin. Enfant, appartement, la vie quoi…

 

ML : Dans votre enfance aviez-vous une ambition particulière pour votre avenir ?
KB : Je voulais être astronaute.

 

ML : C’est un vrai beau rêve !
KB : Oui, oui et cela a duré longtemps.


ML : Et maintenant ? Quels seraient vos rêves à réaliser au niveau artistique.
KB : J’aimerais voyager avec mes peintures. Que cela me donne la possibilité de voyager, d’exposer dans d’autres pays. (Rires) Pour l’instant cela a toujours été une catastrophe !

 

ML : C’est vrai ? Pouvez-vous nous donner un exemple. ?
KB : Il y a deux ans, j’ai voulu faire une exposition en Suisse, un supermarché d’art contemporain avec plein de petits formats à envoyer.  J’avais  expédié 50 petits formats par la poste. La douane les a bloqués. Ils disaient qu’il fallait que je paie la tva de 20%. Au total cela faisait je ne sais plus combien de milliers d’euros  alors que je n’avais encore rien vendu. Du coup, j’ai tout récupérer.
Une autre expérience m’a conduite à expédier des toiles à Hong Kong. Un agent artistique enthousiaste m’a dit « Oui ! C’est super ! Ca va marcher ! » Tout excitée,  J’ai envoyé deux tableaux puis, vite, deux autres. C’est l’agent qui faisait la transaction. Cela n’a débouché sur rien de concret. Puis, pour les récupérer, j’ai payé la tva. J’attends encore qu’on me rembourse…

 

ML : Et vous  ne les avez pas vendus ? Rien ?
KB : Non, non. Il n’y a rien eu. Aucun contact, rien du tout. En fait l’Agent en question avait fait une exportation définitive, elle disait que ce serait plus intéressant, je ne sais plus pour qu’elle raison… Elle n’avait pas fait le lien entre le départ et le retour. Du coup, la douane a considéré que c’était un achat et non pas une exposition.

 

ML : Donc, c’est compliqué avec la douane.
KB : C’est trèèès compliqué avec les douanes.

 

ML : La solution serait d’accompagner vos toiles.
KB : (rires). Oui. Voila, je vais leur dire « j’envoie les toiles mais seulement si je peux venir avec »

 

ML : Quelles sont vos  prochaines expositions ? Vos projets artistiques ?
KB : Les «  111 des arts » à Toulouse du 21 novembre au 1er décembre. Puis, « le salon du petit format » à la galerie La Mosaïque à St jean. Ensuite, Je vais faire le salon « Art atlantique à la Rochelle » du 17 octobre au 17 novembre. Après, j’ai un projet rugby dans le nord celui dont je vous parlais précédemment. Je remonterai dans le nord pour une exposition sur une semaine à 10 jours et en même temps travaillerai  avec une classe sur une fresque sur le thème du rugby. Une fresque qui fera 5 mètres sur 2 mètres plus, une mosaïque comportant des petits formats.  En 2014, j’expose à l’Echarpe, la Mosaïque, la Galerie des Carmes,  et plein d’autres choses de prévues.  Notamment, Je suis invitée d’honneur au salon de l’Union en 2014.

 

ML : Pouvez-vous nous dire deux mots sur l’association dans laquelle vous donnez des cours ?
KB : Je donne des cours le lundi toute la journée.il  y a deux ateliers. Un le matin de 10h à 13h et un l’après midi de 14h à 17h. C’est l’Association des  Arts Portésiens qui est reliée au Centre culturel de Portet –sur- Garonne. On peut trouver les coordonnées sur internet et le blog : http://artsportesiens.canalblog.com/

 

Merci  Karine !

Retrouvez Karine Brailly sur son site.

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