Sandra Chevrier

Découvrez ses oeuvres plus bas !
Medeya: Vivez-vous de la vie d’artiste à part entière ou avez-vous une autre vie à côté ?
Sandra Chevrier: Depuis quelques années je ne fais que vivre de mon Art, oui.

 

Medeya: Comment avez-vous attrapé le virus de la peinture ? Y-a-t-il eu un déclic, un
déclencheur ? Si oui, lequel ? A quelle période de votre vie ?
Sandra Chevrier: J’ai toujours été attirée par les Arts, même toute jeune au lieu de jouer au cartes avec le reste de la famille j’allais bricoler avec ma tante, puis au secondaire, on me
réprimandait pour dessiner sur les pupitres d’écoles, je disais que ce n’était pas moi mais
les professeurs me répondaient que j’étais la seule à savoir dessiner ainsi. Ca fait partie de
moi, de ce que je suis, comme un sens que l’on apprend a développer. Puis vers l’page de
14 ans ca c’est concrétiser, il m’est arrivé ce quon appelle le syndrome de Stendhal, j’ai
été bouleversée par une oeuvre d’Art d’une artiste de Montréal qui s’appelle Heidi Taillefer ‘’Detritus of Devotion’’, j’ai su à partir de ce moment que c’était ce que je voulais faire de ma vie. Faire passer des émotions à travers d’une image.

 

Medeya: Depuis combien de temps ?
Sandra Chevrier: Ca fait partie de moi, de ce que je suis, comme un sens que l’on apprend à développer.

 

Medeya: Quelle est votre formation ? Avez-vous appris à peindre ? Etes-vous autodidacte ?
Sandra Chevrier: Autodidacte, mais je suis tout de même Bachelière en Arts visuels et médiatique de l’UQAM.

 

Medeya: Avez-vous des activités autres que celle d’artiste peintre qui gravitent autour de la
peinture (cours, ateliers, décoration, association…) ? Si oui, pouvez-vous développer…
Sandra Chevrier: Je suis collectionneuse d’objets inusités, mon appartement est comme un Musée, je passe mon temps dans les marché aux puces ou sous sol d’Église afin de trouver des trésors.

Medeya: Quel a été votre parcours artistique jusqu’à ce jour (Expos, galeries…) ?
Sandra Chevrier: J’ai commencé par exposer dans des lieux alternatifs à Montréal, soit les bars, les restaurants, j’ai aussi beaucoup misé sur le web pour faire voyager mes oeuvres. Puis
beaucoup d’expositions à travers le monde depuis les dernières années. Norvège, France,
États Unis, Tokyo, Royaume Uni, Canada….. j’ai aussi une grande clientèle aux quatre coin
du globe qui ont fait acquisition de mes oeuvres par la galerie en ligne.

 

Medeya: Comment définiriez-vous votre travail artistique, votre style ? Quel est le cheminement artistique qui vous a mené au travail artistique actuel ?
Sandra Chevrier: Des traits précis, une imagerie graphique, réaliste, profonde; sur laquelle se posent une matière brute par des gestes saccadés, brusques et instinctifs.
Parfois on décrit mon oeuvre comme féministe, je ne crois pas qu’il le soit, et je ne le suis
pas non plus. La série ‘’les cages’’ tous comme les séries précédentes porte un message
universel. Dans le cas de la série les Cages Super héros il est plus facile pour moi de
trouver l’émotion à travers l’aspect physique de la femme. À travers ses yeux, dans la
sensualité de sa bouche, la lumière de ses cheveux ou la finesse de ses mains. Les hommes
ou les enfants sont au pris avec les mêmes pressions sociales que le sont les femmes.Ce
n’est que pour le coté esthétique et pratique de la chose et aussi instinctivement que je
fais ce choix. Peut-être parce qu’à la base l’Art était pour moi un language, ma façon de
m’exprimer, le libérateur de mes démons intérieurs, un journal de bord. Aujourd’hui il raconte encore ce que je suis, ce que je vis, il y a un peu de la femme que je suis dans mon travail.
L’Art peut servir à de multiples usages. Chaque artiste à sa propre vision, sa façon de
créer, de communiquer. Pour ma part j’ai compris dès mon jeune âge que j’avais la possibilité de créer de belles images, je m’y suis d’ailleurs exercer pendants de nombreuses années, et j’ai vite compris que la beauté ou le coté esthétique d’une oeuvre attire le regard du spectateur. Ca me sert de perche, au premier regard mes oeuvres séduisent mais elles seraient vides et inutiles et ne marquerait pas émotionnellement le spectateur si elle ne voulait rien dire. Mon but n’est pas de générer un débat social, mais plutôt de faire prendre conscience, de soulever un questionement et c’est lorsqu’il s’attarde plus longuement à mon travail que le spectateur pourra comprendre le message.

Medeya: Pourquoi ce choix de sujet ? De technique ? De style ?
Sandra Chevrier: Au départ c’est arrivé par accident. Une journée grise; j’étais à la maison avec fiston et on s’est installé pour faire des bricolages. Pour ses tableaux je lui garde mes vieux pinceaux.
J’ai eu l’idée pendant qu’il s’adonnait à ses élans créatifs de ressortir de vieilles esquisses, des portraits. J’ai pris un pinceau un peu moche et j’ai étalé avec des gestes saccadés et instinctifs de la peinture sur certaines parties du visage. Tout de suite j’ai trouvé que le
résultat était assez fort. Premièrement pour le coté brut venant faire la guerre au coté très appliqué et illustratif du portrait. Mais aussi parce que j’y voyais un masque, comme
une prison, une cage dans lequel nous vivons tous, et derrière lequel nous nous cachons.
Cette série résulte de beaucoup d’expérimentations, une sortie de ma zone de confort, d’exploration de matière et est aussi souvent le résultat d’accident ou de hasard. Un an
après avoir travaillé leur cette série, j’avais envie d’emmener l’idée un peu plus loin mais j’étais bloquée. J’avais eu l’idée à cette période de me lancer dans un projet DIY qui était
de recouvrir un meuble à tiroir IKEA avec des comics books que j’avais trouvé au marché aux puces. Merci à IKEA pour la piètre qualité de leur meuble car celui-ci à brisé juste
avant que je mette à exécution le projet. J’avais donc sous la main des comics book et voilà que les pièces du casse tête ce sont assemblées. En plus d’emmener une autre
dynamique, le message restant dans la même idées nous emmenait ailleurs. La série ''Les Cages Super Héros'' porte un regard sur les femmes d'aujourd'hui en quête de liberté
identitaire face au rôle d'héroïne imposée par la société et qu'elles doivent entretenir au quotidien. Un rôle déformé et tordu qui cache leur véritable identité et leur beauté
intérieure. Une prison sociale illustrée par les masques de Super héros. Avant cette série je n’avais pas beaucoup explorer les différents langages artistiques, je
restait à mon aise avec les classiques crayons de graphite et la peinture acrylique. Dans les 2 dernières années j’ai découvert plusieurs nouveaux matériaux et je suis tombé
complètement en amour avec l’aquarelle, l’encre de chine, le collage. J’utilise aussi le pastel gras, la peinture en canne. J’adore me laisser surprendre par ces matériaux.

 

Medeya: Votre vie et votre peinture sont-elles liées ? Si oui, dans quelle mesure ?
Sandra Chevrier: Dans la mesure où il est très difficile de décrocher de mon travail, oui ma vie personnelle est intimement lié à mon travail. J’y pense constamment, c’est un besoin, c’est viscéral!

 

Medeya: Qu’est-ce qui, de façon générale, influence votre peinture (Peintre, cinéma, musique, auteur, actualité, introspection, la vie…) ?
Sandra Chevrier: Le réel et l’imaginaire, le vrai et le faux, le remède et le poison.

 

Medeya: Avec quel peintre d’hier auriez-vous aimez vous entretenir ? Et pourquoi ?
Sandra Chevrier: Salvador Dali, pour rêver avec lui.

 

Medeya: Et parmi vos contemporains ? Et Pourquoi ?
Sandra Chevrier: Un rêve déjà. Pendant plusieurs années j’aurais répondu Heidi Taillefer, et j’ai eu la chance qu’elle m’invite dans sa demeure et de m’entretenir avec elle de tout et de rien.

 

Medeya: Quelle exposition vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?
Sandra Chevrier: Probablement la collection du Musée d’Orsay, j’ai encore une fois été ‘’victime’’ du syndrome de Stendhal devant le Radeau de la Méduse de Géricault. L’immensité et la beauté des centaines d’oeuvres qui s’y trouve est à couper le souffle.

 

Medeya: Citez un tableau que vous rêveriez de voir (en vrai) ? Pourquoi ce tableau ?
Sandra Chevrier: La chapelle Sixtine !

Medeya: Quelles sont vos préférences artistiques (courants, peintres) ? Pourquoi cette tendance plutôt qu’une autre... ?
Sandra Chevrier: Attirée par l’Art nouveau, le surréalisme,les oeuvres religieuses de l’époque byzantine. Mais j’adore découvrir les oeuvres contemporaine qui sont souvent un mélange de tout ce qui s’est fait avant nous.

 

Medeya: Votre atelier est un endroit, une pièce exclusivement dédié à la peinture ? Un coin du salon ? Une autre configuration ? 
Sandra Chevrier: Mon atelier est un coin de mon appartement, une petite pièce a aire ouverte. Je ne voudrais pas travailler ailleurs que chez moi. Rien de tel que de commencer à peindre avec
le café du matin et les cheveux en pagaille!

Medeya: Comment peignez-vous ? (Chevalet, au sol, sur une table, dehors, en atelier, avec les doigts…)
Sandra Chevrier: Chevalet, au sol et sur une table, selon si je travail sur canvas ou sur papier.

 

Medeya: Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une oeuvre (un schéma, une image, le hasard, les rêves, l’imagination seule, un peu de tout ça…) ?
Sandra Chevrier: Un peu toutes ses réponses mais souvent c’est aussi par accident ou par erreur. La vie nous surprend quand on s’y attend le moins et nous indique le chemin à suivre.

 

Medeya: Avez-vous des habitudes de travail en termes d’heure par exemple ? Peignez-vous régulièrement, tous les jours ou par accès ?
Sandra Chevrier: Depuis que jai mon fils je travail de 8à5 puis lorsqu’il fait dodo je travaille de 21h a minuit.
Avant, je travaillais beaucoup la nuit. Je suis très assidue au travail.

 

Medeya: Sur une île déserte, vous emportez…
-Quel film ? Amores Perros d’Almodovar
-Quel livre ? L’Intranquilité de Fernando Pessoa
-Quelle musique, album ? Nat King Cole ‘’Love’’, Les matins sont léger quand ca joue sur
mon tourne disque.

-Quel objet ? Papiers, crayons.
-Lequel de vos tableaux ? J’apporterais une oeuvre de mon fils.

 

Medeya: Quel voyage aimeriez-vous faire ? 
Sandra Chevrier: L’Afrique

 

Medeya: Quelles étaient vos ambitions, rêves quand vous étiez enfant ?
Sandra Chevrier: Le bonheur. Jamais je n’aurais osé rêver que mon travail soit reconnu.

 

Medeya: Pouvez-vous nous exposer vos projets, rêves artistiques dans votre travail d’Artiste pour demain ?
Sandra Chevrier: Ne jamais perdre le goût et la passion de créer. Me réinventer et ne m’imposer aucune limite.

 

Medeya: Quelles sont vos expositions à venir ?
Sandra Chevrier: Mon prochain solo qui aura lieu en Septembre avec Reed Projects Gallery à Stavanger en Norvège et qui ouvrira le Festival Nuart et Numusic, ensuite j’aurai un solo a
Tokyo et a Jonathan Levine a New York en 2015. J’ai aussi énormément d’expositions de groupe en 2014-2015 et j’expose en permanence à Montréal à la nouvelle galerie C.O.A.

 

Merci Sandra !
Retrouvez Sandra Chevrier sur son site Web et sa page Facebook.

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